Guide pratique
Affichage des prix chez le primeur : origine, catégorie, calibre — ce que dit la loi
L'origine aussi visible que le prix, la catégorie de qualité, la variété, le calibre obligatoire depuis 2025 : les mentions attendues sur un étal de fruits et légumes, texte par texte.

Je ne suis pas primeur — je suis fromager. Mais des étals de fruits et légumes, j'en longe tous les jours : c'est le rayon qui se lit depuis la rue, celui où l'affichage fait office de vitrine avant même la marchandise. Et c'est aussi celui où la règle principale est la plus visuelle de tout le commerce alimentaire : l'origine doit s'afficher aussi grosse que le prix. Ce guide reprend les mentions attendues sur un étal, texte par texte.
Pour la vue d'ensemble tous rayons — socle commun, déroulé d'un contrôle, sanctions — le guide complet de l'affichage des prix en magasin reste la référence ; ici, on entre dans le détail des cagettes.
Le prix : au kilo, à la pièce, à la botte
Le socle vaut pour toute la boutique : prix en euros TTC, visible et lisible, sans que le client ait à demander (code de la consommation, art. L112-1 ; arrêté du 3 décembre 1987). Chez le primeur, il se décline selon le mode de vente :
- Au poids — le cas général : le prix au kilo s'affiche sur la cagette.
- À la pièce — la salade, le melon, l'ananas : le prix à l'unité, clairement distingué du prix au kilo voisin.
- À la botte — radis, persil, oignons nouveaux : le prix de la botte.
Un étal mélange les trois en permanence ; le client, lui, doit savoir d'un coup d'œil lequel s'applique.
L'origine, aussi visible que le prix
C'est la règle reine de l'étal : le pays d'origine est obligatoire sur chaque produit, affiché dans une taille de caractères équivalente à celle du prix (règlement délégué (UE) 2023/2429 ; arrêté du 3 août 1994). Le pays en entier — « France », « Espagne », « Maroc » — pas un sigle, pas une région seule.
C'est aussi le manquement le plus relevé lors des contrôles, pour une raison simple : il se constate depuis l'allée, sans ouvrir un seul document. Et l'exigence de taille n'est pas un détail de juriste — elle empêche exactement ce qu'elle vise : le prix en gros chiffres qui attire, l'origine en petit qui se dérobe.
La région, elle, est un argument de vente : « Bretagne — France », « Provence — France ». Toujours en plus du pays, jamais à la place.
La catégorie de qualité : Extra, I, II
Les normes de commercialisation classent les fruits et légumes en catégories — Extra, I, II — et la catégorie est attendue sur l'écriteau (règlement délégué (UE) 2023/2429). C'est un repère de qualité que le client comprend vite : une catégorie II honnêtement affichée à son prix se vend mieux qu'un étal muet.
La variété et le type
Pour quatre produits, la variété est attendue sur l'écriteau : la pomme, la poire, le raisin et la pomme de terre (règlement délégué (UE) 2023/2429 ; arrêté du 3 mars 1997). Gala ou Chantecler, Charlotte ou Bintje — c'est souvent la première question du client, autant qu'elle soit déjà affichée.
Pour les tomates, c'est le type commercial qui est attendu : rondes, allongées, cerises. Là encore, la règle rejoint le bon sens du métier.
Le calibre, nouveau venu de 2025
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, le calibre est attendu pour la plupart des fruits (règlement délégué (UE) 2023/2429) — les fraises et les raisins de table en sont dispensés. Pour les pommes de terre, il s'exprime en millimètres. C'est la mention la plus récente de l'étal, et donc celle qui manque le plus souvent : les habitudes d'affichage ont été prises avant elle.
Pommes de terre et agrumes : les mentions en toutes lettres
Deux familles portent des mentions spécifiques :
- Les pommes de terre traitées après récolte affichent « Traitées contre la germination » — en toutes lettres, pas en abréviation (arrêté du 3 mars 1997).
- Les agrumes signalent leurs traitements de surface : cires et conservateurs (E903, E904). Le client qui zeste un citron veut le savoir — et la mention est attendue.
Le tour de l'étal en cinq points
Avant l'ouverture, un passage le long des cagettes suffit :
- Chaque cagette a son écriteau — prix au kilo, à la pièce ou à la botte, sans ambiguïté.
- L'origine partout, le pays en entier, aussi gros que le prix.
- Catégorie affichée ; variété sur la pomme, la poire, le raisin, la pomme de terre ; type sur les tomates.
- Calibre sur les fruits concernés — le réflexe à prendre depuis 2025.
- « Traitées contre la germination » et traitements des agrumes là où il le faut.
La même vérification existe en version complète — tous rayons, prête à imprimer et à cocher :
Tenir l'étal sans y passer ses matinées
Un étal de primeur tourne plus vite que n'importe quelle vitrine : les arrivages changent, les origines changent avec eux, et chaque matin peut vouloir dire trente écriteaux à refaire — avec une origine espagnole qui remplace la française d'hier sur la même cagette.
C'est le travail que fait PrixParfait pour le primeur : le moteur connaît les mentions attendues sur les fruits et légumes — origine mise en avant, catégorie, variété, calibre — et les pose sur l'étiquette avec le prix au kilo. Vous pouvez voir ce que ça donne en deux minutes avec le générateur d'étiquettes gratuit, sans créer de compte.
Les textes cités sont ceux en vigueur à la date de publication. Ce guide présente les règles essentielles de l'affichage des prix chez le primeur ; il ne remplace pas un conseil juridique pour une situation particulière.
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Louis Lemercier
Fromager au Mas du Trident, à Vauvert et Saint-Dionisy — créateur de PrixParfait
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