À propos
Qui est derrière PrixParfait ?
Je m'appelle Louis. Je suis fromager au Mas du Trident, notre entreprise familiale dans le Gard — deux boutiques, à Vauvert et à Saint-Dionisy — et, dans une vie précédente, j'étais data analyst chez Amazon. PrixParfait est l'outil que j'ai construit pour gérer les prix et les étiquettes de nos propres boutiques, avant d'en faire un logiciel pour tous les commerçants. Voici l'histoire, depuis le début.

Depuis les années 1960
Trois générations de fromage
Ma famille élève des brebis à Vauvert, dans le Gard, depuis des générations. Dans les années 60, mon grand-père — un berger comme on n'en fait plus — a choisi le lait plutôt que la viande et s'est mis à fabriquer un seul fromage : le Trident, un fromage frais de brebis. Un seul. Il avait aménagé son laboratoire de fabrication dans sa propre maison. C'était une autre époque.
Dans les années 80-90, mes parents l'ont rejoint et ont professionnalisé l'affaire : une vraie exploitation agricole, un vrai laboratoire, et la vente sur les marchés. Mon grand-père gardait les bêtes, mes parents fabriquaient et vendaient. Moi, j'ai grandi au milieu de tout ça — mes premiers souvenirs, ce sont les montagnes de foin de la bergerie sur lesquelles je passais mes journées à grimper.
L'adolescence
Les marchés, mon école du commerce
Vers 12-13 ans, mon père a commencé à m'emmener sur les marchés. Je me souviens d'une foire provençale près de Paris : partis de Vauvert avec le camion et la remorque, huit heures de route, le stand à monter très tôt le matin — et tout de suite, il fallait tendre le petit bout de fromage au client pour lui donner envie. J'étais un ado timide ; les marchés m'ont appris à vendre, et ils m'ont donné le sens du commerce et du travail.
Le paradoxe
Le gamin qui montait des PC
Dans cette famille de paysans-commerçants où personne ne savait vraiment se servir d'un ordinateur, j'ai attrapé très tôt le virus de l'informatique. Vers 11 ans, j'ai convaincu mes parents d'acheter un PC en pièces détachées — 150 € environ, commandées sur Internet — en leur assurant que je saurais le monter. Je ne l'avais jamais fait. Quand les cartons sont arrivés, j'ai eu un moment de panique… puis je l'ai monté, il a démarré, et j'ai installé Windows moi-même.
Ensuite il y a eu les magazines à CD-ROM achetés au bureau de tabac, et les logiciels de montage vidéo et d'effets spéciaux — en anglais, une langue que je ne parlais pas encore. C'est en apprenant ces interfaces que j'ai appris l'anglais. Je filmais mes copains dans la cour de récré et j'incrustais des effets spéciaux sur les vidéos.
Premier métier
Le détour par la tech
Après une grande école de commerce avec une spécialisation en analyse de données, j'ai décroché mon premier poste au siège européen d'Amazon, au Luxembourg : data analyst en finance supply chain. Je travaillais sur l'optimisation du réseau logistique européen — chercher des économies dans un système gigantesque, très complexe et très informatisé. C'est là que j'ai appris à penser en système, et à mener des projets vite.
Mais dans un si grand groupe, le concret et la créativité finissent par manquer. Le côté entrepreneur, que j'avais depuis toujours, restait au placard.
Mars 2020
Le déclencheur
Quand le Covid a fermé les marchés du jour au lendemain, mes parents se sont retrouvés à l'arrêt, avec des salariés et une activité entièrement construite sur la vente directe. Depuis le Luxembourg, avec Salomé, ma femme, on a improvisé un système de commande en ligne avec livraison à domicile : nous au back-office — formulaires, réseaux sociaux, service client, fiches de commande envoyées chaque jour — eux sur le terrain, à préparer et à livrer dans le Gard, l'Hérault, jusqu'aux Bouches-du-Rhône.
Des dizaines de commandes par jour ; au plus fort, plus d'une centaine sur une seule journée. Mon père racontait qu'il livrait sur des routes complètement désertes, sans croiser une âme. Ce système bricolé leur a permis de tenir tout le confinement — et il a fait naître une communauté de clients qui ne nous connaissaient pas la veille. C'est là que quelque chose s'est déclenché chez nous deux.
Novembre 2020
Tout quitter à 25 ans
Mon père parlait depuis longtemps d'ouvrir un jour une boutique sur le lieu de fabrication, sans jamais oser s'y mettre. Avec Salomé, on en a discuté pendant des semaines, sans en parler à personne. Puis on a annoncé notre décision : on quittait nos jobs pour revenir dans notre berceau familial et reprendre le flambeau — comme mes parents l'avaient fait avec mon grand-père. J'ai donné ma démission… en visioconférence, confinement oblige. Mes parents nous ont d'abord dit qu'on était fous : deux bonnes places dans des grands groupes, une carrière toute tracée. Puis ils ont vu qu'on était sérieux.
En novembre 2020, on a ouvert la boutique de Vauvert : nouvelle image de marque, une équipe constituée de zéro, un lieu de vie autour du fromage et des bons produits — épicerie, cave, produits locaux fermiers. En 2024, on a repris un petit magasin d'épicerie qui allait fermer pour ouvrir la deuxième boutique, à Saint-Dionisy. Aujourd'hui, nous sommes une équipe de dix personnes, et mon père fait toujours les marchés.


2020 → aujourd'hui
De mes étiquettes à PrixParfait
Gérer une boutique, personne ne savait faire chez nous — on a tout appris sur le tas. Et moi, j'ai fait ce que j'ai toujours fait : construire des systèmes. Un site de commande en ligne conçu maison, des outils internes, des automatisations partout… et, dès le lancement en 2020, mes étiquettes de prix.
C'est de là que vient PrixParfait. L'outil que je cherchais — calculer nos prix de vente, tenir nos marges, imprimer des étiquettes propres — n'existait pas. Alors je l'ai construit pour nous. Puis je l'ai reconstruit de zéro pour en faire un vrai logiciel, utilisable par n'importe quel commerce qui vend des produits et gère des prix. Il tourne tous les jours dans nos boutiques, et mon père s'en sert sur ses marchés. Chaque fonctionnalité est née d'un vrai problème de terrain — c'est pour ça qu'il s'appelle PrixParfait : l'outil parfait que je voulais pour moi.
La suite
Ce que je crois
Ma passion, c'est de rendre simple ce qui est complexe. Quand il y a de la complexité, c'est au système de l'absorber — jamais à l'utilisateur de la subir. Chaque écran de PrixParfait, je le construis avec ma casquette de commerçant : est-ce qu'il m'aurait fait gagner du temps un mardi matin, avant l'ouverture ?
PrixParfait continuera d'évoluer, comme nos boutiques. Et ce n'est que le début : il y a beaucoup d'autres choses que j'ai créées pour nos commerces et que j'ai envie de partager avec les commerçants dans les années à venir.
Créé par un commerçant
Louis Lemercier
Fromager au Mas du Trident, à Vauvert et Saint-Dionisy — créateur de PrixParfait
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