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Guide pratique

Affichage des prix en boucherie : origine, morceaux, mentions obligatoires

Origine né-élevé-abattu, dénomination des morceaux, catégorie du veau, prix au kilo : ce que la loi demande sur les écriteaux d'une boucherie, règle par règle, texte par texte.

Rôtis et tournedos ficelés en gros plan sur l'étal d'une boucherie

Je ne suis pas boucher — je suis fromager, et je le dis d'entrée. Mais dans la vitrine de nos boutiques, il y a de la charcuterie livrée par les mêmes fabricants qui fournissent les boucheries du coin : j'étiquette du jambon et du saucisson tous les matins, je n'ai jamais désossé une carcasse. Et surtout, les règles d'affichage qui s'appliquent à un étal de viande sont écrites, publiques et précises — ce sont elles que ce guide met à plat, texte par texte.

La viande est le rayon le plus encadré du commerce alimentaire. C'est aussi celui où l'affichage se contrôle le plus vite : l'origine et la dénomination se lisent sur l'écriteau, sans ouvrir un seul classeur. Pour la vue d'ensemble tous rayons — socle commun, déroulé d'un contrôle, sanctions — le guide complet de l'affichage des prix en magasin reste la référence ; ici, on entre dans le détail de l'étal.

Le prix : au kilo, presque partout

Le socle vaut pour toute la boutique : prix en euros TTC, visible et lisible, sans que le client ait à demander (code de la consommation, art. L112-1 ; arrêté du 3 décembre 1987). En boucherie, il se décline simplement :

  • À l'étal, tout ce qui se vend au poids affiche son prix au kilo — c'est le cas général, de la côte de bœuf au rôti.
  • En barquette préemballée, l'étiquette de balance porte le prix au kilo et le prix de la barquette, et les deux doivent être justes.
  • À la pièce — une volaille entière vendue à l'unité, une brochette au tarif fixe — c'est le prix à la pièce qui s'affiche.

La dénomination du morceau

Chaque découpe porte son nom officiel : les annexes de l'arrêté du 18 mars 1993 fixent les dénominations des morceaux — entrecôte, faux-filet, paleron, araignée. Un nom commercial peut s'y ajouter pour vendre, mais il ne remplace pas la dénomination : le client doit savoir ce qu'il achète, et le contrôleur vérifie que le morceau vendu est bien celui affiché.

Bœuf et veau : l'origine, pièce maîtresse

C'est la mention la plus surveillée du rayon. Depuis le règlement (CE) n°1760/2000 (art. 13), l'origine de la viande bovine est obligatoire à la vente au détail :

  • « Origine : France » — le raccourci n'est permis que si l'animal est né, élevé et abattu dans le même pays.
  • Sinon, l'écriteau détaille : pays de naissance, pays d'élevage, pays d'abattage — chacun des trois.

S'y ajoute la catégorie pour le veau et le jeune bovin (règlement (UE) n°1308/2013, annexe VII) : « veau » se réserve aux animaux de moins de huit mois — au-delà, c'est « jeune bovin », et l'écriteau le dit.

Porc, volaille, agneau : élevage et abattage

Pour les autres viandes, le règlement d'exécution (UE) n°1337/2013 (art. 5) attend les pays d'élevage et d'abattage — « Élevé en : France, abattu en : France ». Le pays de naissance reste facultatif pour ces espèces.

Et une évidence qui n'en est pas une : l'espèce s'écrit en toutes lettres — porc, poulet, agneau, canard (règlement INCO, art. 17). Sur un étal mixte où les rosettes de veau côtoient celles de dinde, c'est ce qui évite toute confusion.

Enfin, la mention commune à tout le magasin : un produit congelé puis décongelé avant la vente porte « Décongelé » sur son écriteau (règlement INCO, art. 26).

Les mentions qui vendent (et leurs conditions)

L'écriteau d'une boucherie est aussi un argumentaire — à condition de rester exact :

  • La race : « Charolaise », « Limousine » — un vrai argument de vente, obligatoirement exact et cohérent avec le document d'accompagnement.
  • La maturation : « maturée 30 jours » rassure l'amateur — le nombre de jours doit être réel.
  • Les signes de qualité : Label Rouge, bio, IGP — à afficher fièrement, certification en règle.

Et un mot sur le rayon traiteur : beaucoup de boucheries-charcuteries vendent des plats préparés — les leurs ou ceux d'un fabricant local. Ces plats exposés en vitrine suivent la même logique que le reste : un prix TTC lisible, au kilo ou à la portion selon le mode de vente. Un rayon traiteur, ce sont des écriteaux en plus, pas des règles en moins.

Le tour de l'étal en cinq points

Avant l'ouverture, un passage devant la vitrine suffit :

  1. Chaque morceau a son écriteau, prix au kilo juste — y compris le fond de vitrine.
  2. Dénomination officielle lisible sur chaque découpe, même habillée d'un nom commercial.
  3. Origine du bœuf et du veau : « Origine : France » ou le détail né / élevé / abattu.
  4. Élevé en / abattu en sur le porc, la volaille et l'agneau ; catégorie sur le veau.
  5. « Décongelé » là où il le faut, race et maturation exactes là où vous les affichez.

La même vérification existe en version complète — tous rayons, prête à imprimer et à cocher :

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Tenir l'étal sans y passer ses matinées

Connaître ces règles se fait en dix minutes — vous venez de le faire. Les tenir, c'est autre chose : les cours changent, l'origine varie d'une bête à l'autre, et chaque livraison peut vouloir dire vingt écriteaux à refaire.

C'est le travail que fait PrixParfait pour la boucherie : le moteur connaît les mentions attendues sur la viande — dénomination, origine né-élevé-abattu, catégorie, « Décongelé » — et les pose sur l'étiquette avec le prix au kilo. Vous pouvez voir ce que ça donne en deux minutes avec le générateur d'étiquettes gratuit, sans créer de compte.

Les textes cités sont ceux en vigueur à la date de publication. Ce guide présente les règles essentielles de l'affichage des prix en boucherie ; il ne remplace pas un conseil juridique pour une situation particulière.

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Ce qu'on nous demande souvent

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Louis Lemercier, fromager et fondateur de PrixParfait

Créé par un commerçant

Louis Lemercier

Fromager au Mas du Trident, à Vauvert et Saint-Dionisy — créateur de PrixParfait

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